Jump To Top

THUNDERBLOG

Ces jobs à la con …

« These are what I propose to call ‘bullshit jobs’  » (c’est ce que je propose d’appeler des « jobs à la c… »). David Graeber, anthropologue américain n’y va pas avec le dos de la cuillère. Dans une tribune publiée le 17 août dernier et intitulée « Du phénomène des jobs à la c… », il critique fortement les métiers de services qui, selon lui, n’ont d’autre utilité que d’occuper autrui et lui éviter le chômage.

Dans son collimateur, les professions rattachées aux ressources humaines, au management, aux relations publiques, à l’administratif, au conseil ou encore à la finance. En somme, toutes les fonctions appelées « supports » qui participent de manière non directe à la création de valeur dans une société. David Graeber les oppose aux « emplois productifs », directement liés à la fabrication et la commercialisation des biens.

L’anthropologue rappelle que la part des métiers de services dans l’économie a beaucoup progressé dans les économies développées, au détriment du secteur agricole et industriel. Et c’est ce qui pose problème. Les salariés se sentiraient éloignés du « cœur de métier » de leur entreprise et auraient eux-mêmes le sentiment d’être inutiles, ce qui ne contribuent pas à l’épanouissement personnel des individus et à la réussite collective de l’entreprise.

Si ces propos ont suscité une levée de boucliers sur Internet et les réseaux sociaux au moment de leur parution, cette tribune a le mérite de poser la question de l’utilité et de la « rentabilité » des fonctions supports dans les entreprises. Il est possible de supprimer toutes les fonctions supports : « Les services supports ne servent qu’à créer des contraintes pour justifier leur place ».

Publicités
Look UP! Look DOWN! Look OUT!