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THUNDERBLOG

Site sous-marin du Phare d’Alexandrie

Les fouilles archéologiques sur le site du fort Qaitbay ne sont devenues systématiques que depuis la seconde moitié du xxe siècle.

En effet, si la présence de blocs sous-marins était connue depuis le xviiie siècle, ces blocs n’ont pas été étudiés avant les années 1960 et l’image plus ou moins réaliste que l’on avait du phare avant cette date était le plus souvent basée sur les textes antiques tout autant que sur des légendes. La première étude vraiment sérieuse du phare (et non du site) est celle réalisée par Hermann Thiersch au début du xxe siècle et qui a été soutenue par le musée gréco-romain.

Il recensa toutes les sources existant jusqu’alors pour arriver à une description assez fidèle du phare à différentes époques. Pour Thiersch, les assises du phare se trouvaient encore dans le donjon du fort Qaitbay. Vers 1916, un ingénieur français du nom de Jondet réalisa des sondages et confirma cette hypothèse.

Mais le fort, qui était une construction militaire, était interdit d’accès et il a fallu attendre le début des explorations sous-marines pour pouvoir vraiment étudier les vestiges du phare. Ces explorations ont commencé au début des années 1960 grâce à un plongeur et archéologue amateur alexandrin, Kamel Abul Saadat, qui a été le premier à explorer l’entrée du port et à attirer l’attention sur les blocs qui s’y trouvaient. En 1962, il convainc la marine égyptienne de renflouer une statue colossale d’Isis et en 1968, l’Unesco envoie sur place l’archéologue écossaise Honor Frost avec qui Kamel Abul Saadat établit le plan des fonds sous-marins. En 1975, elle publiera le premier article scientifique sur le site antique dans l’International Journal of Nautical Archeology.

Suite à l’immersion malencontreuse de gros blocs de béton au pied du phare, le service des antiquités a sollicité le Centre d’études alexandrines (CEAlex), créé par Jean-Yves Empereur, et son équipe de plongeurs pour étudier les fonds entourant le fort Qaitbay. Depuis1994, plus de 3 000 blocs, dont plus des deux tiers sont des blocs architecturaux, ont été recensés. Pour cela, des dizaines de blocs ont été remontés à la surface grâce à des ballons mais c’est un travail difficile et cela explique la lenteur des travaux dans la zone. Le CEAlex a tout de même réussi à cartographier complètement le site, et il ne reste plus aujourd’hui qu’à étudier les blocs. Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Phare d’Alexandrie de Wikipédia en français (auteurs)

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